« Elle a explosé son cerveau » : 5 ans de prison pour la « nounou » qui avait secoué un nourrisson pendant 14 secondes …

Une assistante maternelle âgée de 65 ans a été condamnée à 5 ans de prison ferme par la cour criminelle de l’Hérault pour avoir causé des violences ayant entraîné une infirmité à vie à un bébé de 7 mois dont elle avait la charge. Les faits se sont déroulés en novembre 2018 à Prades-le-Lez, dans l’Hérault.

Une assistante maternelle expérimentée

La « nounou » condamnée était une experte dans son domaine, avec 25 ans d’expérience saluée pour son professionnalisme. Cependant, le 9 novembre 2018, alors qu’elle devait gérer quatre bébés, elle a craqué et a commis des actes violents envers la victime, un bébé de 7 mois. Elle tentait de le sortir de sa chaise haute pour le changer avant de le remettre à ses grands-parents.

Des conséquences dramatiques

D’après les experts, la « nounou » a secoué le nourrisson pendant 14 secondes à trois reprises, ce qui a causé des traumatismes graves. Le bébé est devenu polyhandicapé et son cerveau a arrêté de grandir depuis les faits.

Une condamnation exemplaire

Après trois jours de débats, la cour criminelle de l’Hérault a décidé de condamner l’assistante maternelle à une peine de 5 ans de prison ferme, soit plus que les réquisitions du procureur qui avait demandé 3 ans ferme et 2 ans avec sursis. L’avocat général a souligné que les séquelles des violences subies par un bébé secoué peuvent être dramatiques, voire mortelles.

La destruction des rêves de l’enfant

Les avocats des parents ont dénoncé l’attitude de l’accusée pendant les cinq années d’instruction. Le représentant des parties civiles a déclaré que la « nounou » avait détruit les rêves de l’enfant et ne lui avait laissé aucune chance de profiter de son enfance, notant que le nourrisson ne pouvait même pas regarder un dessin animé.

Une femme qui a déraillé

En défense, l’avocat de l’assistante maternelle a rappelé son parcours irréprochable avant cet incident. Il a expliqué que cette femme avait déraillé ce jour-là, en raison du stress accumulé de devoir gérer quatre petits à la fois, ainsi que des problèmes personnels qu’elle traversait. Selon lui, elle a voulu être la « nounou » parfaite mais s’est retrouvée au ban de l’infamie.

Cette condamnation exemplaire envoie un message fort : les violences faites aux enfants ne seront pas tolérées et seront sévèrement punies. Il est crucial de garantir la sécurité et le bien-être des plus vulnérables parmi nous, notamment les bébés.

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